En décembre 2024, l'UNESCO a inscrit les savoir-faire liés à la fabrication de l'attiéké en Côte d'Ivoire sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité. La décision (19.COM 7.b.31) a été adoptée lors de la 19ᵉ session du Comité intergouvernemental, à Asunción, au Paraguay. Voici ce que cette reconnaissance signifie, concrètement.

Ce qui est reconnu

L'inscription ne porte pas sur un produit commercial, mais sur un savoir-faire : la culture du manioc, le broyage, la fermentation, la cuisson à la vapeur et le conditionnement de l'attiéké, une semoule de manioc comparable à un couscous. Ces connaissances se transmettent oralement et par l'observation, au sein des familles.

Qui détient ce savoir-faire ?

Selon l'UNESCO, il est porté par les peuples lagunaires de Côte d'Ivoire. Les femmes produisent, cuisent, conservent et vendent traditionnellement l'attiéké ; les hommes participent à la culture, à la récolte, au transport et au broyage du manioc. C'est aussi pour son rôle dans l'autonomisation économique des femmes et dans la cohésion des communautés que le Comité a retenu cet élément.

UNESCO et IGP : deux protections différentes

L'inscription à l'UNESCO reconnaît et encourage la sauvegarde d'un savoir-faire culturel ; elle ne crée pas de droit de propriété sur un nom. L'IGP « Attiéké des Lagunes », enregistrée auprès de l'OAPI le 18 juillet 2023, protège pour sa part juridiquement un nom et une origine géographique. Les deux démarches se complètent : l'une valorise le patrimoine, l'autre protège le produit.

Une filière à accompagner

Cette reconnaissance s'accompagne d'une attention portée à la sauvegarde, notamment au risque d'une commercialisation excessive. C'est tout le sens de l'action de l'ANAREKA-CI, qui fédère depuis 1996 les acteurs de la filière manioc-attiéké et accompagne les productrices, de l'hygiène à la valorisation de leur métier. Découvrez nos missions, notre guide complet de l'attiéké et notre recette de l'attiéké à la vapeur.

Pour aller plus loin : la décision officielle du Comité de l'UNESCO (19.COM 7.b.31).

Questions fréquentes

Quand l'attiéké a-t-il été inscrit à l'UNESCO ?

En décembre 2024, lors de la 19ᵉ session du Comité intergouvernemental de sauvegarde du patrimoine culturel immatériel, à Asunción (Paraguay). L'élément inscrit s'intitule « Savoir-faire liés à la fabrication de l'attiéké en Côte d'Ivoire ».

Qu'est-ce qui est exactement inscrit : le plat ou le savoir-faire ?

C'est le savoir-faire lié à la fabrication de l'attiéké qui est inscrit sur la Liste représentative du patrimoine culturel immatériel de l'humanité, c'est-à-dire l'ensemble des gestes et des connaissances transmis de génération en génération.

Quelle différence entre l'inscription UNESCO et l'IGP « Attiéké des Lagunes » ?

L'UNESCO reconnaît et encourage la sauvegarde d'un savoir-faire culturel, sans créer de droit de propriété. L'IGP, enregistrée auprès de l'OAPI, protège juridiquement un nom et une origine géographique.

Qui détient ce savoir-faire ?

Selon l'UNESCO, il est détenu par les peuples lagunaires de Côte d'Ivoire. Les femmes produisent, cuisent, conservent et vendent traditionnellement l'attiéké, tandis que les hommes participent à la culture, à la récolte, au transport et au broyage du manioc.